Le régime néofasciste du président américain Donald Trump impose des droits de douane élevés sur les importations en provenance de Suisse ainsi qu’à d’autres partenaires commerciaux. Cette mesure est une tentative d’intimidation de l’Europe et de la Suisse. Pour le PS Suisse, le Conseil fédéral doit désormais prendre clairement position et agir en étroite concertation avec l’Union européenne. Il ne doit pas tomber dans le piège de l’UDC, qui cherche à se rapprocher de Trump et à présenter la Suisse comme une traîtresse de l’Europe.
« La Suisse doit maintenant montrer qu’elle a du cran », déclare Cédric Wermuth, co-président du PS Suisse. « Trump et son entourage ne poursuivent que leurs propres intérêts financiers. C’est pourquoi la réponse de la Suisse et de l’Europe devrait viser spécifiquement les profiteurs de ce régime néofasciste, en particulier les oligarques de la tech qui gravitent autour d’Elon Musk. » La présidente de la Confédération doit également adopter une position claire. « Elle doit condamner les tentatives d’intimidation agressives de Trump. Ce serait une erreur de continuer à miser sur la complaisance, l’évitement et l’apaisement. »
Le PS Suisse demande au Conseil fédéral de prendre des mesures concrètes, en étroite coordination avec ses partenaires européens, afin de responsabiliser ces entreprises et de limiter leur influence. « Les recettes supplémentaires provenant d’éventuelles mesures doivent profiter à la population suisse, par exemple sous la forme de réductions des primes d’assurance-maladie », déclare Mattea Meyer, co-présidente du PS Suisse.
Ces derniers développements en matière de politique commerciale et étrangère soulignent une fois de plus la nécessité pour la Suisse d’entretenir des relations stables avec l’UE, son principal partenaire commercial. Ces relations doivent être stabilisées dans le cadre des Bilatérales III. Ce n’est qu’en garantissant la sécurité juridique dans sa coopération avec l’UE que la Suisse pourra rester un partenaire fiable et actif en Europe.