La majorité bourgeoise au Parlement a approuvé une motion conduisant inexorablement à une médecine à deux vitesses. Celle-ci vise à augmenter la franchise minimale, et n’est ni plus ni moins qu’une attaque contre les personnes souffrant de maladies chroniques, les personnes âgées et plus largement les personnes vulnérables. Le PS Suisse critique vivement cette décision.
Aujourd’hui, le Conseil national a approuvé une motion de la conseillère aux États UDC Esther Friedli visant à augmenter la franchise minimale. Cette décision confirme celle prise en décembre concernant la motion Gutjahr de même teneur. « Cette augmentation désavantagerait fortement les personnes qui ont besoin de soins médicaux fréquents, malades chroniques ou personnes âgées, et qui choisissent généralement la franchise la plus basse », déclare la conseillère nationale socialiste Brigitte Crottaz (VD). « Sous prétexte de maîtrise des coûts, on augmente ainsi la pression mise sur les malades chroniques et les assuré-es disposant de peu de moyens. C’est inacceptable. »
Aujourd’hui déjà, les Suissesses et les Suisses paient de leur poche une part bien plus élevée des coûts de la santé que les habitant-es des autres pays de l’OCDE. « Une augmentation de la franchise augmenterait encore le renoncement aux soins qui est déjà élevé en Suisse, ceci en raison des coûts. C’est un pas de plus vers une médecine à deux vitesses », déclare la co-présidente du PS Suisse Mattea Meyer. « Plutôt que de faire peser toujours plus lourdement les coûts de la santé sur les gens, il faut urgemment agir pour limiter les primes maladie ou maîtriser efficacement les coûts de la santé sans en détériorer la qualité. »