Le PS Suisse salue le compromis présenté aujourd’hui par le Conseil fédéral entre les partenaires sociaux pour garantir la protection des salaires. Il s’agit d’une étape importante dans la stabilisation des relations entre la Suisse et l’Union européenne. Les bases d’un ensemble solide de bilatérales III sont ainsi posées. Il s’agit maintenant de tirer parti de ces progrès et d’aller de l’avant avec détermination. Une chose est sûre : le compromis des partenaires sociaux ne doit pas être affaibli au Parlement. Dans le même temps, il faut rejeter clairement l’initiative de résiliation de l’UDC. Celle-ci veut dénoncer la libre circulation des personnes, ce qui signifierait la fin des accords bilatéraux. Compte tenu de la situation internationale actuelle, une telle atteinte à nos relations avec l’UE serait très risquée.
« Les mesures présentées aujourd’hui pour préserver la protection des salaires en Suisse constituent une base importante pour la stabilisation des relations bilatérales avec l’UE. Toutes les forces constructives de la politique européenne doivent maintenant avancer rapidement et résolument », déclare Cédric Wermuth, co-président du PS Suisse. « En même temps, le paquet de mesures de protection des salaires est une solution minimale qui ne permet aucune dérogation vers le bas. Le PS évaluera l’ensemble du paquet de mesures en fonction d’un critère clair : il doit améliorer la vie des gens des deux côtés de la frontière. »
Le PS Suisse s’engage pour que la Suisse reste un partenaire fiable et actif en Europe. « En ces temps d’incertitudes géopolitiques croissantes, il est essentiel de ne pas affaiblir les valeurs démocratiques et la cohésion sociale au sein de l’Europe », déclare Cédric Wermuth. « Une Europe stable, qui fonctionne selon des règles claires, est la condition préalable à une paix et une démocratie durables sur l’ensemble du continent. »
Le PS Suisse appelle les autres partis à s’engager eux aussi avec force en faveur des bilatérales III. Les relations avec l’UE doivent être normalisées et stabilisées le plus rapidement possible. La Suisse a besoin de sécurité juridique dans sa collaboration avec l’UE.
Non catégorique à l’initiative de résiliation de l’UDC
Le Conseil fédéral a également expliqué aujourd’hui pourquoi l’initiative de résiliation de l’UDC doit être rejetée. « Un oui à l’initiative entraînerait la résiliation des accords bilatéraux et détruirait ainsi nos relations avec l’UE — une expérience particulièrement dangereuse dans la situation actuelle », déclare Mattea Meyer, co-présidente du PS Suisse. « Ce serait un retour à l’inacceptable statut de saisonnier et cela ouvrirait la porte à des entreprises peu scrupuleuses qui chercheraient à maximiser leurs profits sur le dos des employé-es. »
Cédric Wermuth met également en garde contre les graves conséquences de cette initiative : « Elle aggraverait considérablement la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, en particulier dans le secteur des soins. Chaque année, en Suisse, le nombre de personnes qui prennent leur retraite est supérieur à celui des jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Le personnel soignant étranger contribue à atténuer la pénurie de personnel soignant dans les hôpitaux et les maisons de retraite. Nous ne pouvons pas nous permettre que les droits sociaux et des conditions de travail décentes leur soient refusés, comme le souhaite l’UDC. »
L’initiative doit être rejetée avec force par le Centre, le PLR et tous les cercles pro-européens.
Résolution du PS Suisse : « Pour une politique européenne de la Suisse tournée vers l’avenir — renforcer la coopération et l’intégration » (adoptée lors du Congrès du PS Suisse le 22 février à Brigue)